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Une étude complète, à partir de sa correspondance, sur le mode de commandement du maréchal Davout et sur ses relations avec ses subordonnés, ses homologues et avec l’Empereur.
« Depuis dix-huit ans que j’ai écrit la Manœuvre d’Iéna, je professe un véritable culte pour la mémoire de Davout, et mes travaux sur les campagnes de 1809, 1812, 1813 et 1815 n’ont fait qu’exalter mes sentiments d’admiration à l’égard de l’homme de guerre le plus complet de l’épopée Napoléonienne » (général Bonnal, 1907).
Dans le groupe des héros de l’épopée impériale, nous voyons se détacher sérieuse, presque soucieuse la grande figure du maréchal Davout. Il semble songer à la responsabilité qui lui incombe et se dire qu’il n’est pas trop de toutes les forces de son être pour affronter les obligations du haut commandement. À n’en pas douter, ce sentiment se rattache à quelques-unes de ses qualités distinctives, la circonspection, la prévoyance, la défiance extrême de lui-même et des autres, le soin du détail, les instincts sévères. Cependant, appuyé sur une volonté de fer, sur une notion très élevée du devoir, sur un jugement droit et éclairé, ce souci de la responsabilité, loin d’éteindre chez Davout le mouvement impulsif et l’esprit de décision, s’unissait à l’esprit d’initiative.
Cet ensemble de qualités fait du maréchal Davout « le plus solide et le plus sûr » des lieutenants de l’Empereur, celui sur lequel on pouvait toujours compter. À ce titre il mérite, plus que tout autre, d’être donné en exemple à ceux qui rêvent de renouveler sa plus belle victoire. Puisse aussi cette étude inspirer le constant désir, comme lui, de juger droit, de vouloir ferme s’élever au-dessus « des petites passions » et de servir généreusement, toujours à fond, la grandeur de la patrie.
Fiche technique